SPORT & NATURE

La sécurité en kayak

Pagayer sans prendre quelques précautions de base, c’est comme partir en randonnée sans les dix éléments essentiels. Pourquoi le tenter ? Si vous souhaitez profiter pleinement de vos aventures en kayak, suivez ces quelques conseils de sécurité :

  • Planifiez votre excursion en fonction de vos capacités
  • Renseignez-vous sur les dangers et les conditions météorologiques locales.
  • Créez et partagez un plan de flottaison
  • Apportez l’équipement de sécurité essentiel.
  • Habillez-vous pour l’immersion
  • Ne partez pas tout seul

Planifier un voyage dans la mesure de vos capacités

Mettez vos compétences à l’épreuve en club ou pendant un cours, et non lors d’une excursion sans guide. Vous et vos amis n’avez pas besoin d’être des experts, mais chacun doit être un pagayeur suffisamment bon pour parcourir toute la distance de votre balade avec aisance. Pour les kayaks assis, tous les membres du groupe doivent savoir comment sortir de l’eau et au moins une personne doit savoir comment faire un autosauvetage.

Si vous êtes un pagayeur débutant, il est judicieux de ne pas minimiser les complications possibles lorsque vous choisissez une destination. Recherchez les caractéristiques suivantes lorsque vous planifiez votre excursion :

  • Eaux calmes et plates : les rapides et les vagues sont réservés aux experts.
  • Petits plans d’eau : grands étangs et petits lacs
  • Populaire auprès d’autres pagayeurs : Ils pourraient vous aider en cas de problème.
  • Peu fréquenté par les bateaux à moteur : Mieux encore, allez là où ils sont interdits.
  • Destinations où vous aurez le vent en poupe sur le chemin du retour : Cela signifie toutefois que vous aurez un vent contraire à l’aller.
  • Les itinéraires qui vous permettent de rester près du rivage : Les côtes sont de toute façon plus intéressantes.
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Apportez l’équipement de sécurité essentiel

Veillez à tout essayer pour savoir comment l’utiliser. Certains de ces articles sont simples à utiliser, d’autres sont un peu plus compliqués :

  • VFI : Votre vêtement de flottaison individuel doit être bien ajusté et toujours en place. Il n’est pas possible de faire une sortie en kayak sans gilet de sauvetage.
  • Sifflet : Attachez-le à votre gilet de sauvetage. Un coup de sifflet pour attirer l’attention et trois coups de sifflet pour demander de l’aide. Si vous oubliez le nombre de coups, continuez à siffler jusqu’à ce qu’un sauveteur arrive.
  • Dispositif de communication : Si vous vous trouvez hors de portée de sifflet de quelqu’un sur le rivage, vous avez besoin d’un autre moyen d’appeler à l’aide. Si la couverture cellulaire est excellente partout, vous pouvez emporter un téléphone portable dans un étui étanche. Sinon, il vous faut une radio VHF.
  • Pompe de cale : Pratique lorsque le fond de votre bateau est dans une flaque d’eau ; vitale si vous chavirez et que vous avez un bateau plein d’eau à purger.
  • Pagaie de rechange : Il est préférable d’en avoir une par pagayeur, mais un groupe peut aussi partager une ou deux pagaies de rechange.
  • Ligne de remorquage : au cas où quelqu’un ne pourrait pas atteindre le rivage par ses propres moyens.
  • Lampe frontale : au cas où vous resteriez dehors plus longtemps que prévu.

La liste ci-dessus comprend le matériel de sécurité minimum que nous recommandons, évidemment vous devez également emmener de quoi vous hydrater et vous nourrir.

S’habiller pour l’immersion

Lorsqu’il y a de l’eau, il est important de prendre l’hypothermie au sérieux. Il faut donc connaître la température de l’eau et s’habiller en conséquence. Selon les recommandations, si la température de l’eau à l’endroit où vous vous rendez est inférieure à 21 degrés, vous devez porter une combinaison de plongée ou une combinaison étanche.

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Ne partez pas tout seul

Vous pouvez vous lancer seul si vous êtes un kayakiste expérimenté, mais vous diminuerez votre marge d’erreur si vous vous faites accompagner par un ami. Un sauvetage à deux est plus rapide qu’un autosauvetage et il est plus amusant de partager l’aventure.

Restez groupé : Il n’est pas utile d’avoir des compagnons si le groupe s’étire en une série de pagayeurs solitaires. Tout le monde doit être à portée de voix (ou de sifflet) d’un autre pagayeur à tout moment.

Recherche sur les conditions météorologiques et les risques locaux

Météo locale : Vérifiez les prévisions et les mises à jour pendant que vous pagayez (utilisez une application pour téléphone ou le canal météo d’une radio VHF, ou scrutez l’horizon pour repérer les nuages d’orage). Si les prévisions sont incertaines, reportez votre sortie à un autre jour. Si un orage s’annonce, écourtez la journée. Si des éclairs apparaissent, quittez l’eau immédiatement.

Risques locaux : Recueillez des informations auprès d’une source bien informée. Le vent se lève-t-il toujours l’après-midi ? Y a-t-il des courants difficiles, des houles inattendues ou des dangers sous-marins ? Renseignez-vous auprès de l’agence gouvernementale qui patrouille sur l’eau, ou auprès des magasins et des clubs de canoë-kayak locaux.

Éviter les collisions : Les gros bateaux ne voient souvent pas les kayaks, aussi la préservation de soi impose-t-elle de pagayer comme si l’on n’avait jamais la priorité. Voici un moyen simple de savoir si vous êtes sur une trajectoire de collision si vous remarquez qu’un bateau vient vers vous :

Notez la position de l’autre bateau sur une horloge (votre cap est à 12 heures).

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Revérifiez continuellement la position du bateau pour voir si la position de l’horloge a changé.

Si ce n’est pas le cas, vous êtes sur une trajectoire de collision ou de quasi-collision. Dans ce cas, tournez votre bateau jusqu’à ce que l’autre navire change de position sur le cadran de l’horloge. Vous pouvez également vous arrêter et le laisser passer.

Techniquement, un bateau venant de l’arrière est tenu de vous éviter. Surveillez-le de près et corrigez votre trajectoire s’il ne le fait pas.

Créer et partager un plan de flottaison

Ce type de plan doit contenir les informations essentielles sur votre voyage :

  • Qui ? Les noms de tous les membres du groupe, ainsi que les coordonnées de chacun.
  • Où ? Les lieux d’embarquement et de débarquement, ainsi que l’itinéraire prévu.
  • Quand ? Les heures de départ et de retour, ainsi que le moment où il faut prévenir les autorités en cas de retard.
  • Quoi ? Un plan d’action si vous avez dépassé le dernier délai.

Confiez votre plan à la personne à qui vous manquerez le plus tôt. Vos parents s’en soucieront peut-être davantage, mais un colocataire s’apercevra peut-être plus vite que vous n’êtes pas rentré de votre balade en kayak. Laissez également des copies du plan dans votre véhicule et dans votre kayak (au cas où votre bateau serait séparé de vous).

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